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Les grands hérons nichent au sommet des arbres.

Actualité!

2006-09-28
Radio-Canada, Environnement

Enquête sur la destruction d'une héronnière

Radio-Canada a appris qu'Environnement Canada a ouvert une enquête sur un présumé cas de destruction d'une colonie de grands hérons sur un terrain appartenant à l'entreprise forestière J. D. Irving, dans la région de Cambridge, non loin de Sussex, au Nouveau-Brunswick.

Les faits seraient survenus au début du mois d'août, en pleine saison de nidification. L'entreprise a construit cet été un chemin forestier sur ce lot boisé.

Le grand héron est l'une des nombreuses espèces protégées par une loi fédérale, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, qui stipule que quiconque porte atteinte à ces oiseaux commet un geste illégal.

Ian Amirault-Langlais, coordonnateur de l'application de la loi au Service canadien de la faune, a précisé qu'un tel geste est passible, par mise en accusation, d'une amende pouvant s'élever jusqu'à 1 million de dollars ou une peine d'emprisonnement de trois ans. « Par voie sommaire, on parle d'amendes de 300 000 $ avec six mois de prison », a-t-il ajouté.

Une porte-parole de J. D. Irving, Mary Keith a confirmé que les nids détruits se trouvent sur un terrain appartenant à la forestière et que c'est bien cette même entreprise qui est responsable de la construction du chemin. Mme Keith a refusé d'émettre davantage de commentaires avant la fin de l'enquête.

Les environnementalistes sont indignés

Jim Brown, membre de l'association des naturalistes de Kenebecassis, a exprimé de la colère devant les restes d'un nid de grands hérons toujours accroché à la cime d'un arbre coupé. Il se demande combien de nids ont bien pu être détruits dans cette colonie et surtout, combien d'oiseaux y ont trouvé la mort.

M. Brown affirme qu'il est impossible que la destruction des nids soit accidentelle. En examinant la forêt dans les environs, il ajoute qu'on aperçoit facilement une quinzaine de nids assez volumineux et que l'on peut s'imaginer l'activité qui pouvait y régner au milieu de l'été, avant la construction du chemin forestier.

(Retour à Actualité 2006)

 

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