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Actualité!
23 octobre 2008
Ornithomedia.com
Un décret pour stopper le commerce des
perroquets au Mexique.
Le Président mexicain Felipe Calderón Hinojosa a
signé en ce mois d'octobre un décret qui interdit la capture et
l'exportation des perroquets sauvages mexicains. Ce décret,
proposé il y a un an par la Commission Environnement de la
Chambre des Députés, a été approuvé par le Sénat mexicain le 22
avril 2008 avec un soutien proche de l'unanimité (66 votes pour,
0 contre, et 1 abstention).
Le décret a été élaboré suite à la présentation
en 2007 par les associations Defenders of Wildlife et Teyeliz
A.C du rapport intitulé "The Illegal Parrot Trade in Mexico: A
Comprehensive Assessment".
Ce rapport révélait pour la première fois l'ampleur du commerce
illégal des perroquets au Mexique: entre 65 000 et 78 500
oiseaux sont illégalement capturés chaque année, plus de 75%
d'entre eux mourant avant d'être achetés; approximativement 50
000 à 60 000 perroquets meurent ainsi de cette façon chaque
année au Mexique. Pour Roger Schlickeisen,
président de Defenders of Wildlife, "les niveaux actuels du
commerce des perroquets sont intenables. Ce décret est une étape
essentielle pour empêcher la disparition de certaines espèces.
Il assurera aussi l'avenir de l'écotourisme au Mexique. Les
États-Unis comptent à eux seuls 85 millions d'ornithologues
amateurs, beaucoup d'entre eux voyageant uniquement pour voir
certaines espèces". Le Mexique accueille 22
espèces de perroquets dont six sont endémiques.
Approximativement 90% de ces espèces sont en déclin: la dernière
classification nationale énumère 11 espèces en danger, cinq
menacées, quatre exigeant la protection spéciale, et deux étant
sans statut.
Pour Juan Carlos Cantú Guzmán, le directeur des programmes
mexicains de Defenders of Wildlife: "en 2007, seules six espèces
de perroquets au Mexique étaient considérées comme en danger, et
cette nouvelle classification double presque ce nombre. Il est
clair que si nous ne stoppons pas tout de suite la capture et le
commerce de tous les perroquets, plusieurs d'entre eux
disparaîtront. Ce décret constitue une étape pour mettre en
place une politique de conservation et de rétablissement des
populations". Bien que cet événement constitue
une victoire immense, beaucoup de travail reste à faire. María
Elena Sanchez Saldana, de Teyeliz A.C., précise: "Defenders of
Wildlife et Teyeliz informeront le public de la nouvelle
législation. Si l'on veut que les perroquets sauvages survivent,
les gens doivent arrêter d'acheter leurs animaux favoris".
Defenders of Wildlife et Teyeliz A.C. mènent déjà une campagne
d'éducation binationale aux États-Unis et au Mexique, et ces
deux associations cherchent des fonds pour résoudre les défis du
commerce illégal des perroquets. (Retour à
Actualité 2008)
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