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Harfang des neiges
Photo: Jean-
Claude Germain  (copyright© tous droits réservés)

Actualité!

15 novembre 2008
(Source: Ornithomedia.com )

Un article de Michel Savard (COASLSJ)

Michel Savard, du Club des ornithologues amateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean (COASLSJ), a publié un très intéressant article dans la revue (bien nommée!) Le Harfang de décembre 2008 et intitulé "La Grande Visite : les incursions de chouettes nordiques dans les basses terres du Saguenay–Lac-Saint-Jean".

Voici un extrait de cet article concernant le Harfang des neiges:
"C’est un prédateur spécialiste de lemmings qui réagit immédiatement aux fortes variations d’abondance de sa proie. Toutefois, la dynamique des populations de micromammifères dans la toundra demeure mal connue. L’hypothèse d’un rôle prépondérant des prédateurs, celle la plus plausible, est toujours à l’étude par le Centre d’études nordiques de l’université Laval.
Les mouvements d’émigration de harfangs dans les zones habitées de l’Est du Canada et des États-Unis sont répertoriés depuis plus d’un siècle. Lors d’un Congrès de l’American Ornithologists’Union (AOU), un comité fut même formé en octobre 1938 pour surveiller la migration périodique du harfang (Snyder, 1943). Les cycles d’abondance plus ou moins marquée observés depuis 1882 sont 60 % du temps de quatre ans et 20 % du temps de trois ans ou de cinq ans. Plusieurs auteurs, à commencer par Gross (1931, 1947) et Shelford (1945), ont lié une migration de harfangs dans les états de la Nouvelle-Angleterre à chaque déclin de la population de lemmings dans la toundra arctique ou à chaque année d’abondance du Renard arctique trappé à Fort-Chimo. Dans les basses terres du Saint-Laurent, comme dans le nord-est des États-Unis, des sommets d’abondance du Harfang des neiges se sont produits à des intervalles successifs de trois à quatre ans de 1960 à 1981 (Kerlinger et al. 1985; Paquin et David, 1993). Rarement, ils se produisent en même temps que les incursions de chouettes boréales. Tout récemment, lors de certains hivers au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on a remarqué des mouvements de juvéniles, alors que d’autres années, ce sont surtout des adultes qui sont observés. Il est donc hasardeux de projeter l’état des populations de lemmings sans connaître la nature d’une incursion du Harfang des neiges dans le Québec méridional, c’est-à-dire s’il s’agit d’une émigration de juvéniles (surtout des mâles), associée à l’abondance de lemmings, ou d’adultes (mâles et femelles), associée à un déclin des populations de sa proie. Or, il n’est pas aisé de distinguer à distance les mâles juvéniles des femelles adultes chez cette chouette blanche (Josephson, 1980)".

Vous pouvez télécharger l'article complet au format pdf (916 ko).

(Retour à Actualité 2008)

 

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