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Actualité!
02 décembre 2008
(Source: Radio-Canada)
Des millions d'oiseaux en péril
L'extraction et le
raffinage du pétrole lourd des sables bitumineux du Canada
causeront la perte de millions d'oiseaux migrateurs partout en
Amérique du Nord, montre un rapport de la Boreal Songbird
Initiative.
L'impact de l'industrie des sables bitumineux sur les
populations d'oiseaux migrateurs dans la forêt boréale
nord-américaine sera dévastateur, prévient la Boreal Songbird
Initiative (BSI).
Un rapport commandé par l'organisation (dont le but est de
protéger la forêt boréale) démontre que l'extraction et le
raffinage du pétrole lourd des sables bitumineux pèsent lourd
sur des oiseaux migrateurs en Alberta et le long des corridors
migratoires.
Selon le Dr Jeff Wells, l'auteur principal du rapport, les
Canadiens doivent connaître les coûts écologiques à long terme
de cette exploitation.
Il affirme qu'en Alberta seulement, les activités d'extraction
et de forage entraînent la perte et la fragmentation
considérable d'habitats. De plus, annuellement, entre 8000 et
100 000 oiseaux sont mazoutés et se noient dans des bassins de
décantation toxiques.
En outre, l'exploitation des sables exige des quantités d'eau
incroyable, note le Dr Wells.
Actuellement, l'auteur affirme que l'industrie dispose de permis
d'eau qui lui permettent d'utiliser un volume d'eau supérieur à
celui consommé par une ville de 3 millions d'habitants.
Un équilibre menacé
La BSI soutient que la forêt boréale canadienne est un
écosystème important pour les oiseaux puisqu'elle leur sert
d'espace de reproduction et de nidification.
L'expansion rapide de l'industrie de l'extraction des sables
bitumineux met donc leur survie en péril, soutient M. Wells.
Le rapport prévoit qu'au cours des 30 à 50 prochaines années,
jusqu'à 166 millions d'oiseaux pourraient disparaître. Le
rapport indique aussi que les impacts s'intensifieront au cours
de cette période, et ce, en dépit de traités internationaux
conclus pour protéger ces oiseaux.
Les experts consultés dans le rapport décrivent également les
changements qui peuvent être apportés aux politiques des deux
côtés de la frontière afin de minimiser les problèmes pour les
oiseaux.
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Actualité 2008)
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