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Actualité!
2008-02-11
Source: Jacques Samson, Le Soleil
À qui dois-je m'adresser?
Un oiseau vient se fracasser dans ma fenêtre ou,
tout simplement, je trouve un oiseau blessé quelque part dans la
nature, qu'est-ce que je fais? À qui dois-je m'adresser?
Les gens qui ont lu ma chronique du 24 janvier se rappelleront
sans aucun doute de ma mauvaise humeur. À la suite d'un appel
d'un lecteur, le capitaine Stéphane Julien, qui avait fait des
pieds et des mains pour essayer de faire traiter un autour des
palombes qui s'était blessé gravement en défonçant sa
porte-fenêtre et à la suite de mes propres démarches
infructueuses, j'avais littéralement pété les plombs.
Cette colère a eu de nombreuses suites autant de gens des
milieux concernés par le traitement des oiseaux blessés que par
des lecteurs voulant savoir que faire quand une telle situation
se produit.
Je fais donc le point aujourd'hui en commençant par l'Union
québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP). Son
grand patron, le Dr Guy Fitzgerald, m'a passé un coup de fil
pour m'indiquer les meilleures façons de procéder et pour me
dire que certains correctifs avaient été apportés dans les
messages téléphoniques des divers intervenants.
Ce qu'il faut d'abord dire, c'est que les rapaces, comme
l'autour des palombes du capitaine Julien, sont des oiseaux à
déclaration obligatoire. Si on en trouve un blessé ou mort, il
faut le signaler aux agents de conservation de la faune. Si
l'oiseau est blessé, il y a tout un processus qui est mis en
marche pour le récupérer et le traiter.
La première chose à faire, c'est de contacter Services Québec au
1 877 644-4545 et, dans les options qu'on nous propose, on fait
le 3. C'est un service qui fonctionne sept jours sur sept en été
et cinq jours sur sept en hiver.
Quand vous avez joint ce numéro, on vous transfère à la centrale
de signalement qui, elle, prend vos coordonnées en note et vous
met en contact avec le service de la protection de la faune.
Si on ne vous répond pas immédiatement, vous laissez un message
dans la boîte vocale et c'est certain qu'on vous rappellera. En
attendant, le Dr Fitzgerald suggère de garder l'oiseau dans un
endroit tempéré et de lui mettre un bol d'eau. Selon lui, un
oiseau de proie peut survivre facilement jusqu'à 48 heures sans
se nourrir. C'est important de ne pas ajouter au stress de
l'oiseau. Par exemple, ce n'est pas une bonne idée d'inviter les
voisins à voir notre pensionnaire blessé.
Si l'accident se produit en fin de semaine durant l'hiver ou que
Services Québec n'est pas disponible, on peut alors téléphoner
directement à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université
de Montréal, à Saint-Hyacinthe, au 450 773-8521. Là, on suit les
directives données par le message téléphonique. On fait le 1,
une seule fois (c'est très important de ne le faire qu'une seule
fois) et ensuite on fait le numéro du poste, le 8427.
Si on ne vous répond pas immédiatement, c'est qu'on est en train
d'examiner ou de soigner un oiseau, mais laissez un message et
vous pouvez être assuré qu'on retournera votre appel.
Si c'est en semaine, c'est la compagnie DICOM qui viendra
prendre charge de l'oiseau et le conduira à l'hôpital. Dans
certaines circonstances, on peut faire affaire avec des
bénévoles disponibles dans plusieurs régions. Et finalement, on
peut conduire nous-même l'oiseau blessé à Saint-Hyacinthe. C'est
vrai que ce peut être un déplacement important, mais ça vous
donnerait l'occasion de participer à une expérience
enrichissante. C'est sans doute la solution idéale: comme ça, il
n'y a aucune perte de temps. Dans tous les cas, on vous donnera
des directives précises pour vous occuper de l'oiseau en
attendant son arrivée chez le vétérinaire.
Dans les jours qui suivent, vous serez informé de l'état de
l'oiseau et, s'il est réhabilité, on peut vous inviter à sa
remise en liberté.
Autres ressources
Il y a plein d'autres ressources pour s'occuper des oiseaux
blessés à la grandeur du Québec. À Québec même, il y a le Centre
vétérinaire Daubigny où le Dr Claude Martineau traite les
oiseaux sauvages malades ou blessés. Cette clinique, située au
3349, boul. Hamel à Québec, fonctionne sept jours sur sept, et
ce, 24 heures sur 24. On peut téléphoner au 418 872-5355. Il y a
à ce numéro un service d'urgence. La seule contrainte, il faut
apporter nous-mêmes l'oiseau à la clinique qui peut faire le
lien avec
l'UQROP et la Société protectrice des animaux (SPA).
Les gens qui habitent la région du Saguenay?Lac-Saint-Jean
peuvent s'adresser au Centre d'interprétation des battures et de
réhabilitation des oiseaux de proie (CIBRO). Là aussi on
s'occupe de tous les oiseaux sauvages et, si le centre est
fermé, il y a un lien avec une clinique vétérinaire qui possède
un service d'urgence qui fonctionne 24 heures sur 24, sept jours
sur sept. Le numéro à composer est le 418 674-2425.
En Montérégie, il y a le Care and Rehabilitation of Injured
Birds of la Montérégie (CRIB). Ce n'est pas un hôpital
vétérinaire, mais c'est un endroit où on peut accueillir les
oiseaux blessés. Cet organisme, situé à Otterburn Park, a un
lien avec l'UQROP. On peut le joindre au 450 467-2375. Là aussi,
il faut qu'on apporte l'oiseau.
Dans la région d'Hudson, il y a le Nichoir qu'on peut joindre au
450 458-2809.
Il y avait aussi le Centre aviaire de l'Université McGill qui
accueillait des oiseaux, mais ce n'est plus le cas. Lui aussi a
été rattrapé par le manque d'argent et a été obligé d'abandonner
ce service.
Voilà, avec toutes ces coordonnées, je pense que maintenant il
vous sera possible de trouver de l'aide quand vous trouvez un
oiseau blessé. (Retour à
Actualité 2009)
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