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Actualité!
2009-04-15
par Annabelle Laberge, lecourriersud.com
Les oiseaux, c'est chouette!
Tout a commencé un froid matin de mars, quand Céline
Bellemare, titulaire de la classe de 5e et 6e année à
l'école Rayon-de-Soleil de Manseau, a trouvé un oiseau juste
devant l'école. Et pas n'importe quel oiseau: une chouette.
Une chouette qui a bouleversé l'horaire de la classe.
«L'oiseau était mort, mais il était encore tiède quand je
l'ai trouvé. Et il n'avait pas de blessures apparentes»,
explique l'enseignante, qui a aussitôt décidé de contacter
la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine
vétérinaire de l’Université de Montréal. En fait, c'est à ce
moment précis que l'histoire a commencé à devenir
intéressante.
«Ils nous ont envoyé un agent de la faune qui est arrivé la
même journée. Il nous a montré comment l'oiseau pouvait
tourner la tête à 180 degrés et comment ses ailes de
déployaient», explique avec enthousiasme le jeune Marc,
visiblement ravi de ce contact privilégié avec un vrai
protecteur de la faune. «Ce qui était surprenant, c'est
qu'elle avait l'air endormie», renchérit Kelly, encore
attendrie en pensant à la petite boule de plumes que toute
la classe a découvert avec curiosité.
«En l'examinant, l'agent nous a expliqué que c'était une
nyctale et qu'elle avait des fractures un peu partout. Ce
qu'on pense, c'est qu'elle a peut-être foncé dans une des
fenêtres de l'école», détaille Frédérique. Une explication à
laquelle Mélissa ajoute que l'oiseau «est probablement mort
de faim, incapable de se nourrir à cause de ses blessures.»
À entendre parler les enfants, la visite si instructive de
l'agent de la faune semble avoir eu un effet dynamisant. Un
effet qui dure encore, plusieurs semaines plus tard, et qui
change encore, au quotidien, l'horaire de la classe.
«L'agent est resté en contact avec nous. Il a rappelé pour
expliquer le résultat des tests sur la nyctale, faits à la
clinique. Et puis, quand il a vu l'intérêt des jeunes, il
nous a proposé de trouver d'autre matériel pour faire des
expériences avec du "vrai"», raconte Céline Bellemare, dont
l'enseignement a ainsi pris une tournure scientifique
imprévue.
«Aujourd'hui, on dissèque des boulettes de réjection»,
annonce ainsi fièrement Frédéric. Des petites boulettes
ressemblant à de la boue grise séchée trônent effectivement
à côté d'outils de laboratoire sur une des tables de la
classe. «C'est ce que rejette l'oiseau quand il mangé un
petit rongeur par exemple, et c'est plein de poils, d'os, de
griffes», détaille Érika, tout de même un peu dégoûtée par
la chose. «Pas d'inquiétude, on a acheté ça à une firme
spécialisée et ça a été désinfecté », intervient
l'enseignante.
D'autres expériences scientifiques pourraient aussi suivre
puisque le généreux agent de la faune a aussi déniché des
crânes pour les jeunes de Rayon-de-Soleil. «Il va nous
apporter deux crânes de raton-laveur et un crâne de coyote,
en plus de surprises», explique Claudia. Un projet excitant
de plus, qui donne à cette découverte d'un matin frisquet de
mars un aspect encore plus chouette!
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