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Le président du Réseau des montagnes, Alain Chabot, et le directeur général de Nature Québec, Christian Simard.

 

Actualité!

2010-02-09
La voie du Sud

Une coalition propose la création d’une aire protégée au Massif du Sud…
…et l’arrêt du projet de parc éolien de Saint-Laurent Énergies

Une coalition formée de l’organisme Nature Québec, du Réseau des montagnes, du Groupe des ornithologues de Beauce-Etchemin (GOBE) et du Club des ornithologues du Québec (COQ) propose la création d’une importante aire protégée de près de 100 km2 dans le parc régional du Massif du Sud afin, entre autres, de protéger la Grive de Bicknell, une espèce d’oiseau migrateur récemment classée «vulnérable» par le ministère des Ressources naturelles et de la faune (MRNF).
Comme l’a mentionné le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, cette proposition d’aire protégée, bien qu’elle n’exclue pas la possibilité d’un développement éolien de type communautaire, est incompatible avec le projet de parc éolien de Saint-Laurent Énergies, qui ne tient pas compte des écosystèmes à haute valeur écologique du parc.

La coalition justifie sa proposition de créer une aire protégée par différents arguments scientifiques et écologiques, dont le fait que la sapinière à oxalide du parc du Massif du Sud est l’un des principaux habitats (jusqu’à 20 % de la population) de la Grive de Bicknell, une espèce d’oiseau considérée «vulnérable» depuis l’automne dernier, en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées et vulnérables.

Selon M. Simard, il est essentiel de protéger l’habitat de cet oiseau par la création d’une aire protégée qui empêcherait la mise en place de routes et de chemins d’accès industriels, qui favorisent l’action du principal prédateur de celui-ci, l’écureuil roux.

La présence dans le parc d’une dizaine de rivières exemptes de pollution (qui sont la source des rivières Etchemin, du Sud et Daaquam) peuplées d’ombles de fontaine (truites mouchetées), de même que celle de plus de 43 espèces de mammifères, 131 espèces d’oiseaux et une douzaine d’espèces d’amphibiens et de reptiles sont autant de raisons selon la coalition de protéger le parc régional du Massif du Sud.

L’aire protégée proposée est composée principalement de deux grandes zones, à savoir une réserve de biodiversité s’étendant sur les sommets à partir de 700 mètres (excluant la station de ski), et sur laquelle les activités industrielles sont interdites mais pas celles touristiques, de même qu’une zone protégée de catégorie 6 qui permet certaines activités comme la foresterie et l’activité éolienne de type communautaire.

Mentionnons que la coalition déposera sa proposition au cours des prochains jours au

au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) à des fins d’analyse. S’en suivra une période au cours de laquelle elle sollicitera l’appui d’autres partenaires ayant à cœur la préservation des écosystèmes du parc régional du Massif du Sud.
«Un faux consensus régional»
Par ailleurs, M. Simard est d’avis que le projet éolien de Saint-Laurent Énergies fait l’objet d’«un faux consensus régional».
«Ce n’est pas parce que les maires des quatre municipalités directement touchées par le projet l’ont appuyé que l’ensemble de la population de Chaudière-Appalaches en fait de même. La forêt publique appartient à tous les Québécois», a-t-il déclaré.

De son côté, le président du Réseau des montagnes, Alain Chabot, est d’avis que le promoteur a procédé à «une vente aux enchères de l’acceptabilité sociale».

Par Ludovic Côté

(Retour à Actualité 2010)

 

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