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Actualité!
2010-02-10
Le Soleil
Massif du Sud: une aire protégée réclamée pour
contrer un projet éolien
Une coalition menée par Nature Québec et le
Réseau des montagnes demande à la ministre du Développement
durable, Line Beauchamp, de stopper le projet de développement
éolien prévu au Massif du Sud et de transformer l'endroit en
aire protégée.
«On a toujours fait la promotion de l'énergie éolienne, et on va
continuer à le faire, mais pas à cet endroit-là», a indiqué le
président de Nature Québec, Christian Simard.
Le développement éolien prévu, un projet de 150 mégawatts promu
par Énergie Saint-Laurent, nécessiterait la construction de 40
kilomètres de chemins forestiers dans un espace relativement
restreint, sans compter le déblai et le remblai en raison du
terrain très accidenté, a ajouté le président du Réseau des
montagnes, Alain Chabot.
La coalition, complétée par le Groupe des ornithologues de
Beauce-Etchemin et le Club d'ornithologie de Québec, a souligné
que le Massif compte pour environ 20 % des aires de nidification
de la grive de Bicknell, une espèce que le provincial a pourtant
déclarée «vulnérable» pas plus tard qu'en octobre dernier.
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada l'a
quant à lui désignée «menacée» en novembre dernier. L'oiseau
niche généralement à plus de 700 mètres d'altitude, mais jamais
très au nord, ce qui donne une grande importance à la vingtaine
de sommets du Massif du Sud. «Il me semble que si on reconnaît
qu'il faut protéger cette espèce, on reconnaît aussi qu'il faut
protéger son habitat», a commenté M. Simard.
Le Massif sert en outre de source à une dizaine de rivières -
dont l'Etchemin, qui est une rivière à saumons - et abrite une
population indigène d'omble de fontaine.
La coalition a également noté que les aires protégées
constituent seulement 1,9 % de la région de
Chaudière-Appalaches, contre 8 % dans l'ensemble de la province
- et 12 % d'ici 2015. Le Massif du Sud serait d'ailleurs un des
rares endroits de la région encore transformable en aire
protégée puisqu'il n'y reste plus beaucoup de terres publiques.
Photo: L'aire en question est déjà considérée comme un «parc
régional», mais il ne s'agit pas d'un statut reconnu légalement
et il ne garantit pas sa conservation.
Par Jean-François Cliche
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