Accueil
 Aperçu du bulletin courant
 Archive des bulletins 
 Calendrier des activités
 Comment s'abonner
 Comptoir des ventes
 Votre conseil d'administration
 Écrivez-nous
 
 
 

  Merle d'Amérique, 2005-11-08, Domaine de Maizerets, Jean-Claude Germain
Merle d'Amérique
par Jean-Claude Germain

  (copyright© tous droits réservés)

Becs et Plumes!

2007-05-13
Mon merle a perdu son bec…

Vous connaissez certainement la chanson, mais connaissez-vous aussi l’oiseau? Mieux connu sous le pseudonyme « rouge-gorge », il faut lui redonner son véritable nom : Merle d’Amérique. À ne pas confondre avec le Rouge-gorge, petit oiseau européen aux couleurs semblables à notre merle. Si le Rouge-gorge a effectivement la gorge rouge, celle du merle est… blanche! 

Saviez-vous que le Merle d’Amérique est parmi les oiseaux les susceptibles d’être rencontré ? C’est, que voyez-vous, il affectionne tout particulièrement les milieux ouverts… habitats de plus en plus abondants depuis l’arrivée des Européens! Champs, abords de routes, terrains de golf verdoyants, banlieues ont sa préférence, tandis que les forêts denses n’ont que peu d’attrait pour lui. 

Bien avant l’hirondelle, le chant des merles annonce le printemps. Ils y sont d’ailleurs très actifs, commençant leur ritournelle bien avant 4 h 30 du matin! La prise de possession des meilleurs territoires donne l’occasion d’assister à de violents combats entre mâles. 

La vie familiale est des plus occupées. Chaque couple peut produire 2 nichées chaque été puisque la femelle commence à couver très tôt, bien avant l’apparition des feuilles. Peut-être que, au moment où vous lisez ces lignes, il y a déjà un nid de merle dans votre haie de cèdres ou votre jardinière. C’est une jolie structure d’herbe et de boue que la femelle construit seule. Si elle ne peut trouver de boue toute prête, elle s’en fabriquera elle-même! Le mâle prendra la charge des petits dès leur sortie du nid, tandis que la femelle sera occupée à la couvaison de la seconde nichée. 

Arpentant la pelouse d’un air fier, voire hautain, il a l’attitude de celui qui se sait chez lui. Et, gare à vous si vous êtes né « ver de terre »! C’est un excellent chasseur qui, l’automne venu, se transformera en frugivore. Il arrive même qu’à l’occasion, lorsque les petits fruits sont abondants, il demeure avec nous tout l’hiver. 

Si le merle ne visite pas vos mangeoires durant l’été, il visitera volontiers votre bassin d’eau et vos arbres fruitiers. Il n’utilisera pas non plus les nichoirs artificiels. Par contre, certains individus pourront se laisser tenter par une petite plate-forme que vous accrocherez sous la corniche du toit. Et si le merle ne vient pas, peut-être qu’une Tourterelle triste se laissera convaincre! Elles aiment aussi ce genre de support pour y construire leur nid. 

Je dois avouer que si dans ma tête, ce sont des Merles d’Amérique, dans mon cœur ils seront toujours des rouges-gorges. Et je les aime même lorsqu’ils me réveillent en plein milieu de la nuit.

Bonne semaine!

Diane Labarre

Des commentaires? Écrivez à becs-et-plumes@hotmail.com

                                                                        (Retour à Chronique 2007)

 

[ Haut de la page | Retour au MENU ]          Écrivez-nous !